Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire est une rhinoplastie qui corrige les défauts importants consécutifs à une première intervention, au delà d’une simple retouche. Un défaut majeur est dû à une mauvaise analyse du cas du patient par le chirurgien, ou à un défaut d’exécution technique.

Dans l’idéal, le chirurgien doit prévenir l’apparition de ces défauts au cours de chaque rhinoplastie. Dans une rhinoplastie secondaire, on corrige les insuffisances d’une première intervention en conservant bien sûr les éléments positifs du premier résultat, après avoir étudié très précisément l’aspect du nez en pré-opératoire et pendant l’opération.

Les demandes de rhinoplasties secondaires les plus fréquentes sont rencontrées dans les cas suivants :

Le nez «refait» ou artificiel

L’aspect de nez « refait »  ou « surgical look », est lié à la pratique d’anciennes techniques qui répondaient à une demande des patients de petit nez « à la parisienne » , en vogue dans les années 1960 à 1980. De nos jours, un chirurgien spécialiste de la rhinoplastie propose un projet sur-mesure au patient, dans le respect de la personnalité de son nez, qui doit avant tout être naturel. Il est important de laisser des éléments de naturel et de ne pas vouloir tout corriger, sous peine d’aboutir à un aspect trop refait. La correction de cet aspect artificiel passe en général par des micro-greffes de cartilage pour restaurer une structure naturelle du nez.

La re-déviation du nez 

La correction d’un nez dévié impose une technique très rigoureuse de traitement de la cloison nasale ainsi que des cartilages latéraux supérieurs du nez. En l’absence de traitement de la cloison dans sa totalité, un résultat initialement satisfaisant va se dégrader au fil du temps, et un aspect de torsion de la pointe du nez va réapparaître. Une septoplastie complète doit alors être réalisée. La cloison du nez est comme le pilier central d’une maison ; elle doit être parfaitement droite pour que la structure ne s’affaisse pas.

 

Le V inversé

Il s’agit d’un défaut fréquent rencontré à la suite des interventions en technique fermée, après retrait d’une bosse importante. Le tiers moyen du nez se pince car il n’a pas été reconstitué de façon satisfaisante. Ce risque est corrigé préventivement en reconstruisant la région moyenne du nez (dite septo-triangulaire) par deux greffons cartilagineux placés de part et d’autre de la cloison et empêchant l’apparition de deux lignes obliques pincées partant de l’arête du nez.

Le bec de corbin fibreux

On désigne par ce terme l’apparition après rhinoplastie d’une petite bosse, souple à la palpation,située au-dessus de la pointe du nez. Ce défaut majeur survient après un retrait trop important d’une bosse osseuse ou cartilagineuse, notamment si la peau est épaisse. La peau, privée de soutien, se rétracte et crée un effet de « boule ». On corrige ce défaut parfois par injection d’un médicament anti-inflammatoire si sa survenue est récente, pour tenter de guider la cicatrisation profonde du nez. Le plus souvent on doit ré intervenir pour redéployer la peau et empêcher sa rétraction en greffant un cartilage de soutien.

L’obstruction du nez après rhinoplastie

Les précédents défauts décrits : nez trop petit, déviation, aspect en V inversé, s’accompagnent fréquemment d’un trouble de la respiration car ils réduisent l’espace nécessaire à la respiration. Le traitement consiste en une reconstitution d’une « arche » interne permettant un passage d’air suffisant. La cloison du nez doit être parfaitement rectiligne et les cartilages latéraux supérieurs maintenus sans pincement, par l’intermédiaire de greffons de calibration de type « spreader-grafts »

Chirurgie

La rhinoplastie secondaire va nécessiter le plus souvent une technique ouverte, qui permet d’analyser en détail les défauts, et d’intervenir précisément. Les corrections vont être réalisées par des micro-sutures ou par des greffes de cartilage qui seront sculptés. Cette chirurgie est délicate et doit être réalisée impérativement par un chirurgien spécialiste en rhinoplastie secondaire.

Des greffons cartilagineux sont prélevés au niveau de la cloison nasale ou au niveau d’un autre site donneur, quand il n’y a plus de cartilage disponible. On peut prélever du cartilage au niveau du cartilage de l’oreille par une cicatrice dissimulée en arrière dans un pli du pavillon. Ce prélèvement n’a aucun impact sur l’aspect de l’oreille.